GRADSE

Groupe de Recherche-Action pour le développement Socio-économique

Le projet en bref


Thème

Production vivrière, organisation communautaire, formation.


Région

Régions Centrale et de la Kara au Togo


Partenaire

Genève Tiers-monde


Données de base

La surexploitation des terres avec disparition de la jachère dans les régions à forte densité rurale, les aléas climatiques, les forêts en voie d’extinction, les difficultés d’approvisionnement en intrants font que l’agriculture togolaise souffre d’une grande instabilité au niveau de la production.


Objectifs du projet

Augmenter les revenus des acteurs de l'organisation paysanne Anckely à travers la production maraîchère.

 

Renforcer les capacités de production (matériel et équipement)

 

Appuyer l’organisation de la production et la commercialisation des produits

 


Groupe cible

Les bénéficiaires directs de ce projet sont les membres 70 groupements maraîchers de 17 villages de l’Union des Organisations Paysannes.

 

Soit 668 bénéficiaires directs (323 femmes, 346 hommes), 3931 en comptant leur famille.


Durée

4 ans


DEveloppement du maraîchage dans les rEgions Centrale et de la Kara

Un animateur du GRADSE avec les jeunes maraîchers du village d'Alibi1

Traditionnellement, les paysans des régions concernées par le programme pratiquent une agriculture vivrière, dans le but de nourrir leurs familles et, lorsque la production est satisfaisante, de revendre une partie de la récolte sur les marchés locaux.  Afin de ne pas épuiser les sols, la culture sur brûlis est alternée avec de longues périodes de jachère, pratique qui devient difficile en raison de l’augmentation de la population. Face à cette pression, les rendements déjà faibles ont encore diminué. Pour faire face à leur baisse de revenu, les paysans cherchent d’autres filières.

Le maraîchage se pratique depuis plusieurs années parmi les activités des paysans de l’UOP AD.Il offre plusieurs avantages :

  • L’activité maraîchère occupe les 6 à 7 mois de la saison sèche, traditionnellement une période d’inactivité. Il faut noter que les périmètres maraîchers sont occupés en période des pluies pour les cultures céréalières (maïs, sorgho) ou par des arachides ou des haricots.
  • Elle permet de diversifier la production et d’améliorer l’alimentation
  • Elle contribue également à l’augmentation des revenus des paysans.

Depuis plusieurs années, le GRADSE conseille et forme les producteurs sur les techniques d’agroforesterie, de conservation des sols et d’amélioration des terres : lutte contre l’érosion éolienne par l’installation de brise-vent,  traitement des terres avec des diguettes antiérosives et des bandes arrêt, culture en couloir, jachère améliorée, plantes fertilisantes, compostage traditionnel.

Cependant, l’activité s’appuie sur des initiatives locales et demeure encore limitée, mal organisée et mal structurée. La production des groupements cibles du projet est encore très faible et est loin de couvrir la demande. Les superficies emblavées sont relativement petites.

Les activités prévues dans ce projet sont :

  • Aménager les sites maraîchers - nettoyage et parcellisation.
  • Maîtrise de l'eau. Construction d'une retenue et captage des eaux de 65 m3, fonçage de puits et acquisition de motopompes.
  • Introduction de la pommes-de-terre. L’ONU a décrété l’année 2008 comme année de la pomme de terre.  Ce tubercule est très riche en amidon et en vitamine C. Sa culture ne nécessite pas beaucoup d’eau et de surface au sol, et son cycle de production est court. Son prix dépend surtout de l’offre et de la demande locale et semble être un atout pour lutter contre la faim et la pauvreté. Dans ces deux prochaines années, l’appui du GRADSE  visera à augmenter la production de la pomme de terre et à organiser son écoulement afin de la mettre à la disposition de tous les consommateurs.
  • Assainir les circuits d’écoulement des produits maraîchers. Construction d'un magasin et achat d'un véhicule. Il permettra aux producteurs d’acheminer leur production directement vers les détaillants (dans les marchés) et de contourner ainsi les grandes commerçantes qui engrangent la plus grande marge bénéficiaire. Il servira également à acheminer les intrants vers les sites de production.
  • Augmenter le fonds de crédit maraîcher.
  • Construire et équiper une centrale d'intrants. Le marché togolais est en effet envahit par des semences de qualité et de provenance douteuses.
  • Renforcer les capacités techniques et organisationelles des maraîchers. Constitution d'un réseau pour une maîtrise des prix et de la commercialisation.
@ 2006 - ONG GRADSE - BP 318 - Sokodé - TOGO
no tél/fax +228 550.05.66 
Contact : gradse@gradse.org
www.gradse.org
Page modifiée le : 31/08/10
Contact : webmaster@gradse.org